Le coaching en ligne est-il aussi efficace qu’en présentiel ?

Le coaching en ligne est-il aussi efficace qu’en présentiel ?

Depuis la crise du COVID, de nombreuses séances de coaching ou psychothérapie ont pris place en ligne. Mais est-ce aussi efficace qu'en présentiel ?

C’est le sujet qu’explorent de nouvelles études. Elles portent de manière plus précise sur l'empathie, car celle-ci joue un rôle crucial dans le cadre d'un relation d'aide. D'où cette question : les coachs ou thérapeutes et leurs client·es peuvent-ils / elles se retrouver ensemble en ligne dans une vrais relation d’empathie ?

Des résultats positivement surprenants

Les résultats de ces études sont surprenants, à commencer par celle-ci, publiée dans Frontiers in Psychology. Des chercheurs ont découvert que les clients avaient l'impression que leur thérapeute était beaucoup plus empathique et solidaire dans un cadre distanciel qu'en présentiel. Ceci est important car, selon le type de démarche, le fait qu'un client se sente connecté en toute empathie est identifié comme un des facteurs marquants contribuant au résultat positif du traitement.

Qu'est-ce que l'empathie numérique

"L'empathie numérique" a été définie* comme "des caractéristiques empathiques traditionnelles telles que la préoccupation et l'attention portée aux autres exprimées par le biais de communications par ordinateur".

Selon les chercheurs Christopher Terry et Jeff Cain, l'empathie peut avoir des effets positifs importants sur les résultats des patients, augmenter la satisfaction des patients et réduire les litiges pour faute professionnelle. Cependant, avec les progrès technologiques modernes, l'expression appropriée de l'empathie à l'époque actuelle est menacée, en grande partie à cause des processus psychologiques qui forment la désinhibition en ligne. La numérisation des soins de santé et la diminution correspondante de l'expression de l'empathie peuvent être préoccupantes. Étant donné que l'empathie est fortement corrélée à des résultats positifs pour la santé et qu'elle constitue une partie importante des professions de la santé en général, la construction de l'empathie numérique devrait être envisagée pour l'intégration dans les programmes d'études des professions de la santé.

Caractéristiques clés de "l'empathie numérique"

D'autres modèles** ont élargi les caractéristiques de "l'empathie numérique" à :

  • la capacité d'analyser et d'évaluer l'état interne d'autrui (exactitude de l'empathie)
  • un sentiment d'identité et d'agence (empathie envers soi)
  • la reconnaissance, la compréhension et la prédiction des pensées et des émotions des autres (empathie cognitive)
  • le ressenti de ce que les autres ressentent (empathie affective)
  • le jeu de rôle (empathie imaginative)
  • la compassion envers les autres (préoccupation empathique)

et ce, à travers les médias numériques.

L'étude*** examine les séances de thérapie en ligne qui ont eu lieu via des appels vidéo Skype et WhatsApp. Environ la moitié des clients utilisaient des ordinateurs de bureau ou des ordinateurs portables, l'autre moitié utilisant un mélange de tablettes ou de smartphones. Près de 90 % des thérapeutes utilisaient un ordinateur.

La recherche a révélé que les thérapeutes avaient le sentiment qu'ils pouvaient offrir le même degré d'empathie, que ce soit en personne ou virtuellement. Étonnamment, les patients se sentaient plus empathiquement connectés et soutenus par leur thérapeute dans le cadre virtuel qu'en personne. Ces résultats s'appuient sur des recherches thérapeutiques antérieures menées avant la pandémie, qui ont révélé que l'empathie peut en effet franchir les frontières virtuelles et être efficace dans la psychothérapie virtuelle.

Dans ma longue expérience de client de nombreux psys et coachs, je ne peux que confirmer l'importance décisive qu'a eue leur empathie sur l'efficience de leur accompagnement et les progrès que j'ai pu accomplir. Je devrais même dire leur bienveillance, car, en définitive, c'est bien de cette qualité-là que nous parlons, n'est-ce pas ? ;-))

Bref, l'effet est positif et là pour durer. C'est ce que confirme Marlynn Wei dans l'article publié dans Psychology Today, dont le présent texte est inspiré**** : "Il est probable que de nombreux clients et thérapeutes continueront de choisir de rester en ligne, étant donné les résultats positifs et la capacité de l'empathie numérique à exister parallèlement à la commodité de la planification, à la réduction du temps de trajet et à la possibilité de communiquer en toute sécurité sans masque. La bonne nouvelle est que la psychothérapie virtuelle peut être proposée d'une manière que les clients jugent positive et efficace, et restera probablement une plate-forme de base pour la prestation de la psychothérapie."

A votre disposition si vous souhaitez tenter l'expérience.

 

Pierre

 

*  Source : The Emerging Issue of Digital Empathy par Christopher Terry et Jeff Cain

** Source : Emotions, Technology, and Design par Sharon Tettegah et Safiya Noble

*** Source : Exploring the Question: “Does Empathy Work in the Same Way in Online and In-Person Therapeutic Settings?”  par Raffaele Sperandeo, Valeria Cioffi, Lucia Luciana Mosca, Teresa Longobardi, Enrico Moretto, Yari Mirko Alfano, Cristiano Scandurra, Benedetta Muzii, Daniela Cantone, Carmela Guerriera, Marco Architravo et Nelson Mauro Maldonato

****  Does "Digital Empathy" Work in Virtual Psychotherapy? par Marlynn Wei 

Photo : Rodion Kutsaev / Rodion Kutsaev

3 idées, 2 RV et 1 invitation pour que que l’année nouvelle vous apporte bonheur et épanouissement !

3 idées, 2 RV et 1 invitation pour que que l’année nouvelle vous apporte bonheur et épanouissement !

En janvier, traditionnellement,, les conseils pour réussir l’année nouvelle se multiplient, ainsi que les souhaits de bonheur. C’est agréable, surtout si les vœux viennent du fond du cœur et si les recommandations sont avisées. Souvent ce n’est hélas pas le cas.

C’est pourquoi j’ai eu envie de joindre à mes meilleurs vœux (que je vous transmets du fond du cœur 😉 3 idées dont la science confirme les bienfaits, 2 rendez-vous qui pourraient vous intéresser et 1 invitation, pour que 2022 vous sourie !

1ère idée : Envie d’ être heureux·se en 2022 ? N’y pensez plus !

On veut tous connaître le bonheur, moi aussi bien sûr, mais n’y pensons plus. De nombreuses recherches montrent que, pour vivre une meilleure vie, mieux vaut arrêter de nous préoccuper de notre bonheur et nous concentrer sur quelque chose de plus grand que nous-même, si possible, impliquant d'autres personnes.

La seule importance de notre vie ne réside-t-elle pas dans l'impact qu'elle a sur d'autres vies ? Vous en doutez ? Regardons ensemble ce que nous dit la recherche.

LES ATOUTS DU SENS

Vous pensez que le bonheur mène à une vie longue, saine et sans stress en vieillissant ? Son impact est pourtant minime comparé à celui que procure le sens. Donner du sens à sa vie, poursuivre des aspirations, des buts qui nous inspirent est associé à une diminution de 22% des accidents vasculaires cérébraux. Cela nous rend 2,4 fois moins susceptibles de souffrir de démence. Le sens produit une réduction de la mortalité toutes causes confondues et un boost sur la longévité. C’est une des clés de l’Ikigai authentique (rien à voir avec les 4 cercles qui se croisent – je donnerai une conférence à ce sujet le 8 février).

Vous vous dites peut-être : « C'est bien gentil, Pierre. Mais moi, j’ai toujours envie d’être heureux·se.

CHERCHER LE BONHEUR NOUS EN ÉLOIGNE

Je comprends. Le problème est que si vous chercher à être heureux·se, vous ne le serez pas ! Au contraire, cette quête nous rend malheureux. (Oui, vous avez bien lu.) Brett Ford, de l'Université de Californie à Berkeley, a compris le problème. La principale source de notre bonheur, ce sont nos relations. Or nous vivons dans une culture individualiste. Trop d'efforts en vue d’atteindre le bonheur individuel nous éloignent des autres. Et notre système biologique sait aussi que c'est un job très stressant !

« Seul·es sont connaissent le bonheur… celles et ceux qui orientent leur esprit vers un objet autre que leur propre bonheur ; sur le bonheur des autres, sur l'amélioration de l'humanité, même sur un art ou une quête, suivi non pas comme un moyen, mais comme un idéal en soi. Visant ainsi autre chose, ils trouvent le bonheur au passage… » John Stuart Mill

FAISONS UNE PREMIÈRE PAUSE

Alors, faisons une pause. Imaginez-vous sur une chaise, en face de votre coach qui vous pose cette question : « Qu’est-ce qui ferait vraiment sens pour vous en 2022 ? Qu'est-ce qui aurait beaucoup d'importance à vos yeux et vaudrait la peine que vous vous engagiez sérieusement ? »

Prenez le temps d’explorer en vous ce que cette question éveille, ce qui s’anime en vous. Et notez le précieusement.

2ème idée : Venez en aide aux autres

Nous vivons une période où les liens se distendent. L’individualisme du XXe siècle a morcelé la société, les villes, les collectivités, les familles. Or, les humains ne survivent que grâce à l’entraide. Cette pulsion naturelle est ce qui nous a amenés à nous civiliser.  Vous connaissez peut-être cette histoire racontée par le Dr Ira Byock :

« Il y a des années, un étudiant a demandé à l’anthropologue Margaret Mead ce qu’elle pensait être le premier signe de civilisation dans une culture. L’étudiant s’attendait à ce que Mead parle d’hameçons, de casseroles en terre cuite ou de moulins en pierre. Mais ce ne fut pas le cas.

Mead a dit que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un fémur cassé puis guéri. Elle a expliqué que dans le règne animal, si on se casse une patte, on meurt. On ne peut pas fuir le danger, aller à la rivière boire ou chercher de la nourriture. On n’est plus plus que de la chair offerte aux prédateurs. Aucun animal ne survit à une patte cassée assez longtemps pour que l’os guérisse.

Un fémur cassé qui est guéri est la preuve que quelqu’un a pris le temps d’être avec celui qui est tombé, qu’il ou elle a bandé sa blessure, l’a emmené dans un endroit sûr et l’a aidé à se remettre.

Mead a dit qu’aider quelqu’un d’autre dans les difficultés est le point où la civilisation commence. »

DEUXIÈME PAUSE

Alors, faisons une nouvelle pause. Imaginez-vous à nouveau en présence de votre coach et explorez sa 2e question, en prolongement de la première : « À qui pourriez-vous apporter davantage d’aide, de présence ou de soutien en 2022 ? » Prenez le temps d’explorer les pistes qui vous apparaissent spontanément ; à qui votre appui serait-il le plus utile ? En quoi cela aurait du sens pour vous ?

À nouveau,  notez le précieusement.

3ème idée : Vivez en cohérence avec vos valeurs

De la même manière que les liens s’estompent, nos valeurs perdent de leur… valeur, au point même de ne plus en avoir ! Aujourd’hui, c’est celui ou celle qui choque le plus qui recueille la plus forte audience à la télé ou le plus d’interactions sur les réseaux sociaux. Alors que la science nous montre que les meilleurs experts sont celles et ceux animé·e·s par le doute, on préfère écouter ceux qui donnent l’impression de savoir et ont des avis tranchés sur des questions complexes. La parole des voix les plus tonitruantes est amplifiée par les algorithmes californiens, car elle capte mieux notre attention, et c'est le but poursuivi par les GAFAM. Avec tout ce "bruit", qui prend encore la peine et le temps de s’intéresser à des valeurs ou attitudes comme la nuance, la sagesse, la réflexion créative à partir de points de vue opposés ?

L'IMPORTANCE DE CLARIFIER NOS VALEURS

Pourtant, vivre en fonction de telles valeurs contribue à notre équilibre et notre bien-être individuel et collectif. De plus, en clarifiant les valeurs qui nous animent et en cherchant à vivre en cohérence avec elles, nous sentons en nous un alignement. Cela alimente notre estime de soi. Elle grandit et avec elle la confiance, le courage de s’affirmer, d’exprimer notre essence profonde. Nous existons, au sens où l’entendent les philosophes existentialistes, et cela participe à la qualité de notre vie et de notre engagement au service de la Vie en général.

Dès lors que l’on souhaite mener une bonne vie, une vie dans laquelle on se réalise, qui nous épanouit et nous réjouit, il importe de clarifier nos valeurs et de vérifier régulièrement l’alignement de nos attitudes et comportements en fonction de celles-ci. Il peut même être utile de ressentir une pointe de honte lorsque nous nous écartons de la voie que nous avons choisie nous-même, car ce sentiment nous aide à rectifier notre trajectoire si besoin, et à renforcer notre intégrité sans tomber dans l’intégrisme ou l’excès de gestes dramatiques comme celui des samouraïs qui, face à la honte, n’avaient qu’une seule issue : le seppuku ou harakiri.

(Je ferai, le 8 mars, une conférence sur les pièges mais aussi bienfaits de la honte).

TROISIÈME PAUSE

Aux côtés de votre coach, vous explorez ses nouvelles questions : « Quels sont les 3 ou 4 principes de vie qui vous tiennent le plus à cœur ? Par exemple, ceux que vous admirez chez les autres, ceux que vous aimeriez que l’on vous reconnaisse ou qui vous émeuvent… Quand vous les aurez, estimez dans quelle mesure votre vie est cohérente avec vos valeurs ? Dans quels domaines (famille, amours, travail, sport, relations…) ces valeurs sont-elles les plus présentes ? Et dans lesquels des progrès sont-ils souhaitables ? »

À nouveau,  notez précieusement vos réponses, puis voyez comment améliorer votre alignement.

Vous pouvez maintenant, sur base des réponses à ses différentes questions, commencer à piloter 2022 avec plus de maîtrise et de détermination. Vos souhaits sont en meilleure voie de réalisation... Et, pour aller plus loin, laissez-vous inspirer par ces prochains RdV.

2 rendez-vous

Voici les dates de nos 2 prochains rendez-vous. Bloquez-les déjà dans votre agenda. Les invitations vous parviendront dans les semaines à venir.

Mardi 25 janvier à 18h30 : La permaentreprise, nouveau modèle pour les organisations

Rencontre avec Sylvain Breuzard (PDG de norsys et président de Greenpeace France)

Inscription ici

Mardi 8 février à 18h30 : Inspirez-vous de ces 3 principes de vie japonais et l'année nouvelle vous sourira

J'animerai moi-même cette conférence-atelier

1 invitation, pour vous

Nous avons vu que l’entraide était la clé de notre survie et ce qui nous a aidé à faire civilisation. Hélas, pour beaucoup d’entre nous, demander de l’aide, c’est se montrer faible, vulnérable, parfois même incapable et sans valeur. C’est évidemment une vue biaisée par la fragilité de notre égo, car lorsqu’une personne nous demande de l’aide, nous ne la jugeons pas de la sorte.

Alors, pour que 2022 vous sourie, osez demander plus souvent de l’aide. Cela vous permettra de progresser et d’être, à votre tour, en meilleure condition d’offrir votre aide aux autres. De plus, cela fera surement plaisir aux personnes dont vous solliciterez le soutien.

SOLICITEZ DE L'AIDE !

Et si vous souhaitez un coup de main pour que votre vie évolue selon vos souhaits, pourquoi ne pas demander de l’aide à un ou une coach ? La base de notre métier, c’est la relation d’aide. Même si je suis devenu un coach expérimenté, je fais encore et toujours appel à des collègues ou des psy pour ma propre vie. Malgré des dizaines d’années de parcours et de formation, il y a des moments où un regard extérieur reste précieux.

Ne laissez pas un sentiment de gène, voire de honte, miner vos envies de progression et vos possibilités de bénéficier d'une aide. Bien sûr, notre égo nous glisse à l’oreille qu’on pourrait s’en sortir par soi-même, qu’on n’a pas besoin de ça… Il nous ment ! Se faire aider, c’est se donner la chance de sortir plus vite de ses prisons, et d’aller plus loin. Cela nous bénéficie autant qu’à notre entourage.

Et si nous prenions un quart d’heure pour en discuter. C’est gratuit et ça ne vous engage à rien.

Prenez votre place, réservez un moment, mon agenda est disponible ici.

A bientôt…

Belle année à vous et à celles et ceux que vous aimez 😉

 

Pierre

Comment je passais à côté du plus important (et pourquoi ça risque de vous arriver aussi) ?

Comment je passais à côté du plus important (et pourquoi ça risque de vous arriver aussi) ?

Longtemps, j’ai pensé savoir ce qui était important à mes yeux. Cette croyance est devenue plus forte lorsque j’ai compris l'avantage de le clarifier par écrit. Alors, je faisais des plans, mais leur mise en oeuvre échouait systématiquement. Une discipline me manquait : celle qui consiste à bloquer dans mon agenda des moments incompressibles à pour me consacrer pleinement à ce qui comptait le plus pour moi. En apprenant à le faire avec rigueur, l’important est ainsi devenu « l’importemps », et ça a tout changé. Hélas, c’est moins facile à faire qu’il n’y paraît.

Vous connaissez sans doute cette méthode qui permet de classer nos priorités selon leurs degrés d’urgence et d’importance.

Et vous aurez aussi constaté ce biais humain consistant à privilégier spontanément l’urgent à l’important. Je le vois chez les personnes qui entament un parcours de coaching avec moi. La majeure partie du temps qu’elles passent est partagé entre l’urgent-important (quadrant III) et l’urgent non important (II).

Malheureusement aussi, les moments parfois prévus pour l’important non urgent (le quadrant IV où se trouve le plus souvent ce qui compte le plus pour ces personnes) sont cannibalisés par des tâches futiles ou inutiles. C’est ce quadrant-là qui, en général, subit le plus les effets de la procrastination, cette mauvaise habitude trop répandue qui consiste à remettre au lendemain ce que l’on envisageait de faire, pour faire ce qui n'est au final ni important ni urgent (quadrant I).

Et je vous rassure tout de suite : organiser l’importemps et vaincre la procrastination sont des compétences qui s’apprennent. Elles jouent un rôle décisif pour notre épanouissement.

Cela vous intéresse ? Parlons-en sans tarder, c’est sans doute importemps !

 

 

Photo : Jeremy Bishop / Unsplash

 

Pourquoi devrions-nous tous devenir des entrepreneurs positifs (h/f) ?

Pourquoi devrions-nous tous devenir des entrepreneurs positifs (h/f) ?

Que vous soyez ou non dirigeant·e d'une entreprise, d'une organisation ou d'un département, ce qui suit vous concerne. Car il ne faut pas avoir le statut d'"entrepreneur" pour entreprendre des choses dans la vie ou devenir entrepreneur de sa vie.

Ça nous fait du bien

Déjà, à titre individuel, le jeu en vaut la chandelle, car, par cette prise en main de notre vie, celle-ci prend alors toute sa saveur et nous apporte satisfaction et bonheur.

Entreprendre, oui... Mais pas dans n'importe quel sens.

Aujourd'hui, il importe aussi que le bilan de ce que nous allons entreprendre s'avère positif (c'est-à-dire que cela génère plus de bienfaits que les ressources consommées) plutôt que négatif (quand c'est le contraire).

Il est temps pour chacun·e d'améliorer le monde !

Notre monde est dans un tel état que l'action de chacun·e est requise. Il en va de l'avenir de nos enfants et de nombreux écosystèmes.

A nous de nous retrousser les manches et d'apporter notre meilleure capacité à la restauration des équilibres du vivant et à la qualité durable de la vie sur terre.

Ce ne serait pas votre responsabilité ?

Mais c'est notre maison qui brûle ! Bien sûr, nous ne regardons plus ailleurs, comme le regrettait Jacques Chirac en 2002. Mais nos actions sont-elles à la mesure de l’incendie ? Certes, non, puisque ce dernier progresse sous des formes multiples : dérèglement climatique, inégalités, disparition des ressources et de la biodiversité, défis multiples pour l'éducation, la santé et la démocratie... 

Il y a le feu !  Et des entrepreneurs nous montrent peut-être la voie...

Face à ce monde qui se détériore, les entreprises sont poussées, elles aussi, à évoluer. Certains dirigeants le font à contrecoeur, forcés par leur environnement ou leurs parties prenantes.

Par contre, d'autres font de ce besoin de transformation un projet porteur de sens et de mobilisation, montrant que, par leur existence et leurs actions, leur entreprise apporte davantage au monde qu'elle ne lui prend.

Ils savent qu'il n'en va pas que de leur survie, mais aussi de l'avenir du monde et de l'humanité. 

Pour nous inspirer, j'ai organisé une rencontre en ligne avec 2 hommes qui ont changé leur vision de l'entrepreneuriat et se sont pleinement engagés à générer des impacts positifs : 

  • Emery Jacquillat, président de Camif et de la communauté des entreprises à mission (France) et

  • Guibert del Marmol, entrepreneur et conseiller de dirigeants, co-fondateur de la Fondation Lunt.

 

L'entrepreneuriat à mission - Pourquoi s'engager ?

D'abord, c'est essentiel, comme on le lit dans le livre Entreprises à mission et raison d'être :  "70% des salariés désengagés, de jeunes qui refusent d'entrer dans des grands groupes, le salariat qui ne fait plus recette, une image négative des entreprises sont autant de signaux forts et faibles qui invitent les entreprises à se réinventer pour être en adéquation avec les attentes sociétales.

Ensuite (et peut-être d'abord), comme on vient de le voir, il en va aussi de l'avenir du monde.

Enfin, par leurs vies et leurs parcours, Emery et Guibert nous montrent comment s'engager davantage, ce que ça produit comme effets, et ce que ça leur a apporté à titre personnel.

Pour assister à cette rencontre en direct (jeudi 23 septembre à 18h30) ou sa rediffusion, il suffit de s'inscrire en cliquant ici ; c'est gratuit.

Par la suite, la rencontre sera publiée sur ce site.

L’Ikigai n’est pas ce que vous croyez

L’Ikigai n’est pas ce que vous croyez

Contrairement aux idées reçues, en Occident, nous nous méprenons à propos de l’authentique Ikigai japonais. Pour des millions de personnes, il correspondrait à l’intersection de 4 cercles où nous pourrions découvrir comment faire quelque chose que nous aimons, pour lequel nous pensons être talentueux, dont le monde aurait besoin et pour lequel nous pourrions être payé.

Soyons clair, cela n'est pas l’Ikigai authentique.

L'Ikigai : un concept vaste et flou

Pour les Japonais, Ikigai est un mot d’usage courant et dont le sens est vaste et même flou, comme l’est pour nous le mot bonheur. Tout le monde sait de quoi on parle, mais chacun lui donne un sens particulier.

Au Japon, l’Ikigai s’apparente à une philosophie de vie à plusieurs composantes : des pratiques quotidiennes, le fait de vivre selon nos valeurs, l’engagement sincère dans des relations humaines profondes, un sens clair des rôles que nous décidons d’assumer dans la vie et une pression raisonnable auto-administrée en vue de réaliser nos élans de vie. C’est aussi un sentiment agréable lorsque nous vivons de la sorte.

Que nous apporte l'Ikigai ?

Pratiquer l’Ikigai peut aider à prolonger la vie et à en améliorer la qualité. Cela renforce notre motivation à progresser et notre résilience dans les moments difficiles. Nous avons alors le sentiment de nous réaliser pleinement, dans notre authenticité profonde.

Mais notre culture et la période actuelle nous mettent sous pression. Elles favorisent l’inquiétude, l'incertitude, le repli. Elles favorisent des comportements et attitudes néfastes tant individuellement que collectivement. Elles obèrent notre élan à être vraiment soi. L’Ikigai est un excellent remède à ce problème.

Une sagesse de portée universelle

La beauté de ce concept japonais est qu'il s'agit d'une expérience humaine universelle dont nous pouvons tous bénéficier.

Cela vous intéresse ? Je peux vous aider à trouver votre Ikigai. Parlons-en…

N'attendez pas "le bon moment" pour m'appeler.

Réservez maintenant 1/4h dans mon agenda

Sans engagement de votre part, prenons 15' sur Zoom pour explorer vos enjeux ou difficultés du moment et voir dans quelle mesure je pourrais être la bonne personne pour vous aider.

Dites-moi quand et comment se parler

Si aucun des moments proposés ne vous conviennent, envoyez-moi un mail dans lequel vous précisez les moments et moyens qui vous conviendraient le mieux pour ce premier échange. Je vous répondrai rapidement. 

Réponses aux questions les plus fréquentes sur le coaching et les coachs

Réponses aux questions les plus fréquentes sur le coaching et les coachs

Ai-je besoin d’aide ? Et dans l’affirmative, plutôt celle d’un coach et d’un psy ?

Trop souvent, nous avons des scrupules à nous faire aider. On rame, depuis un certain temps. Une difficulté se répète, on se sent en souffrance, triste ou épuisé. Et on veut s’en sortir seul, par fierté ou honte, ce qui revient au même. Le souci récurrent est que, sans aide, on ne peut voir certaines causes de nos difficultés, certains mécanismes néfastes. Dès lors, on les reproduit et on s’enfonce. Alors, prenez votre courage à 2 mains et osez au moins demander à quelqu’un dont le métier consiste à aider les autres, s’il peut vous aider à vous en sortir.

Psy ou coach ?

Un psy a plutôt tendance à recevoir « un patient » qui nécessité un diagnostic et une intervention selon un modèle médical. Partant du présent, on plonge dans le passé pour rechercher les sources du mal.

Le coach, de son côté, considère son client comme une personne qui dispose déjà en elle (souvent inconsciemment) des idées et ressources pour faire face à ses défis. On regarde le présent et on éclaircit l’avenir désiré. Et on passe tout de suite à l’action en s’appuyant sur vos ressources propres.

Dès lors, un bon coach cultive 3 qualités aussi essentielles qu’étonnantes : la stupidité, la curiosité et la fainéantise. Sa première responsabilité est d’établir une alliance avec vous pour vous aider à identifier et reconnaître vos forces, faire grandir vos potentiels et vos talents en clarifiant l’avenir que vous désirez. Il pourra, si utile, partager des connaissance en psychologie, pour vous apprendre à corriger, par vous-même, vos biais de pensée ou vos comportements inappropriés.

Combien de temps dure un parcours de coaching ?

Il n’y a pas de règle, car de nombreux paramètres rentrent en considération. Un parcours de coaching peut se limiter à 1 ou 2 séances pour sortir d’une difficulté précise, mais il peut aussi s'étaler sur une douzaine de sessions, voire des années, car, à l’image des athlètes, tant que l’on se sent progresser, on a envie de poursuivre l’aventure.

La fréquence est habituellement hebdomadaire ou bi-mensuelle. Dès lors, contrairement à la psychanalyse par exemple, la durée moyenne d’un parcours de coaching est assez courte.

Combien coûte un coach ou une séance de coaching ?

Les prix varient suivant les formations, compétences et l’expérience du coach. Le tarif est fixé à la séance ou au forfait, et dépend aussi des missions, cadres d’action et déplacements éventuels.
Les conditions sont abordées lors de la première séance.

Quelle est la durée d’une séance de coaching ?

Une séance de coaching a une durée variable : parfois 45 minutes, souvent 1h, parfois 1h30 ou même 3h dans certains cas. Entre les séances, il y a souvent des exercices ou « tâches » à accomplir.

Quels sont des exemples de demandes formulées par des clients de coaching ?
  • « J’appréhende d’exprimer mon avis ou de prendre la parole en public ; cela m’handicape »
  • « Je désire changer d’orientation professionnelle »
  • « Je suis épuisé, je n’en peux plus. Suis-je proche du burn-out ? Comment l’éviter ? »
  • «  Ma vie manque de sens et de sel. Comment retrouver le goût de vivre ?
  • « Je passe tant de temps sur mes écrans. Comment m’en libérer ? »
  • « Je n’en peux plus de mes disputes de couple »
  • « Je voudrais perdre au moins 10 kilos et retrouver la forme »
  • « Je souhaiterais me réconcilier avec ma mère »
  • « Je viens d’arriver à la retraite (la pension, en Belgique), et je ne suis plus rien »
  • « Impossible de me faire respecter par mon supérieur »
  • « J’aimerais avoir plus de temps pour moi »
  • « J’aimerais développer mon leadership en tant que dirigeant »…
Est-ce que ça marche, le coaching ?

Une étude a été menée par HEC Executive Education en 2010 auprès de 400 cadres. Les réponses sont sans équivoque : pour 97 % des personnes qui ont bénéficié d’un coaching, c’est un approche à recommander. Et 75 % déclarent que le coaching a complètement ou largement atteint ses objectifs.

Quelles sont les formes de coaching les plus courantes ?

Coaching de vie (ou Life coaching) : le coach accompagne une personne qui souhaite faire progresser sa vie ou se sortir d’une problématique personnelle. Le coaching entre ici dans le champ du développement personnel et s’appuie sur de multiples techniques et ressources. L’objectif est que le client atteigne le plus rapidement possible le progrès souhaité, et qu’il recouvre son autonomie.

Coaching de dirigeant (ou Executive coaching) : coaching de cadres et dirigeants soumis à un enjeu professionnel, un excès de stress et un déséquilibre de vie.

Sans compter le coaching d’équipe, le coaching sportif, le coaching santé...

Comment choisir son coach ?

C’est une bonne question. Et il n’y a pas de règle. Le coaching est à la fois une science et un art. Une bonne pratique consiste donc à se faire une idée du niveau de compétence et d’expérience du coach, ou ses références, en particulier en relation avec la difficulté à laquelle vous êtes confronté.

Un critère essentiel de succès pour le coaching est la confiance. Lorsque vous consultez des informations sur ce coach, vous sentez-vous en confiance ? Lorsque vous lisez ou regardez cette personne en vidéo, avez-vous l’impression qu’elle pourrait vous comprendre, vous aider à prendre le recul nécessaire, à vous sentir mieux et à progresser ?

A-t-elle formalisé ses compétences, par exemple en publient des textes ou des livres ? Ou dans des vidéos ?

Une manière très simple de vous faire une opinion consiste à demander au coach d’avoir un premier entretien, à titre gratuit. Libre à vous, en fonction de celui-ci, de continuer ou de ne pas donner suite, simplement. Dans le premier cas de figure, demandez au coach de préciser « le cadre » du coaching, les tarifs, les conditions d’annulation, la confidentialité, les « méta-règles »…

En présence ou à distance

Là encore, il n’y a pas de règle. C’est comme vous le sentez. Chaque formule a ses avantages. Et des recherches montrent que les 2 formules se valent sensiblement en terme d’efficacité.

 

 

Photo : Annie Spratt / Unsplash