Et si vous vous occupiez plus de vous-même ? (la sagesse de Socrate)

Et si vous vous occupiez plus de vous-même ? (la sagesse de Socrate)

Quand les grands philosophes nous rappellent l’importance du souci de soi…

Cette semaine, je vous invite à découvrir une notion philosophique applicable à la vie de tous les jours :  “le souci de soi”. Vous savez sans doute, si vous suivez nos écrits et publications, qu’une partie importante de nos recherches scrutent les avancées de la science en matière de conseils sur la “qualité de vie”. Comment faire pour améliorer celle-ci individuellement et collectivement ? Ce que vous savez peut-être moins, c’est que nous aimons inclure dans nos réflexions des idées issues de la philosophie, notamment antique. D’où la question abordée dernièrement : comment les Grecs appréhendent-ils l’intériorité psychologique et, en particulier, la ”relation à soi” ? Il ne s’agit pas vraiment d’une bande de vieux sages qui se prendraient la tête sur des questions métaphysiques. Au contraire, la philosophie des anciens est une source exceptionnelle de conseils pratiques pour vivre une bonne vie, aussi valables aujourd’hui qu’au moment où ils furent proposés. Les stoïciens, par exemple, s’expriment beaucoup sur notre rapport à nous-mêmes et les “bonnes” façons d’agir en tant qu’être moral, être d’émotions, être avide de savoirs.

Redécouvrir la sagesse de Socrate

Alors que je faisais des recherches sur le fameux Gnothi seauton”de Socrate, mieux connu dans sa version française “Connais-toi toi-même”, j’ai trouvé quelque chose qui m’a fort intéressée chez un philosophe contemporain, et j’ai très envie de partager cette découverte avec vous sans attendre. Il s’agit de Michel Foucault. Dans “L’herméneutique du sujet*” (non, ne partez pas, ce n’est pas parce que le titre de ce livre semble hermétique que le reste de mon texte le sera ;-), Foucault apporte un éclairage nouveau (en tout cas pour moi) sur le “connais-toi toi-même” de Socrate. Selon lui, une autre notion serait l’oubliée de l’histoire. Une notion d’importance majeure, dont l’apport aurait été occulté par la visibilité accordée au “connais-toi toi-même”. Au passage, mais je ne développerai pas cela ici, Foucault nous montre à l’aide de multiples références comment cette occultation s’est opérée, et pourquoi il est temps de remettre en lumière l’Epimeleia heautou. Foucault traduit cette notion par “le souci de soi-même”, le fait de s’occuper de soi, de se préoccuper de soi. Selon son interprétation des textes de Platon, le souci de soi constitue le cadre général et large, dont le "connais-toi toi-même" ne serait qu’une règle particulière.

J’essaierai de vous montrer comment ce principe qu’il faut s’occuper de soi-même est devenu, d’une façon générale, le principe de toute conduite rationnelle, dans toute forme de vie active qui voudrait en effet obéir au principe de la rationalité morale. L’incitation à s’occuper de soi-même a pris, au cours du long été de la pensée hellénistique et romaine, une extension si grande qu’elle est devenue, je crois, un véritable phénomène culturel d’ensemble.”  Michel Foucault

Mais qu’est-ce que le souci de soi ?

Le connais-toi toi-même de Socrate implique de savoir ce que je suis et ce que je peux. Se connaître selon Socrate c’est d’abord et avant tout reconnaître sa propre ignorance. C’est prendre conscience de nos propres limites. C’est une invitation à l’humilité.

“Je ne sais qu’une seule chose, c’est que je ne sais rien.” Socrate

Se connaître, selon Socrate, c’est être capable de faire son propre examen critique, c’est savoir également quelles sont ses capacités. Se connaître, c'est savoir ce qu’on est capable de faire. Le souci de soi implique autre chose.

Se transformer soi-même

Se connaître ne nécessite pas de changement. On connaît ses limites, ses capacités, mais on reste en quelque sorte intact. Tandis que le souci de soi implique une profonde transformation. Il nous invite à nous approcher au plus près de notre vérité intérieure, à nous préoccuper de nous-même comme le ferait un ami (proposition chère à Pierre et qu'il a développée dans “Mon meilleur ami... C’est moi”).

“Socrate rappelle ce qu’il a toujours dit, et ce qu’il est bien décidé à dire encore à ceux qu’il rencontrera et interpellera : vous vous occupez de tout un tas de choses : de votre fortune, de votre réputation. Vous ne vous occupez pas de vous-même.”  Michel Foucault

Le souci de soi demande de s’inquiéter pour soi, et d’agir en conséquences. Il convient, comme le dirait Foucault, de “se pratiquer”, de creuser à l’intérieur de soi : “Le souci de soi-même est une sorte d’aiguillon qui doit être planté là, dans la chair des hommes, qui doit être fiché dans leur existence et qui est un principe d’agitation, un principe de mouvement, un principe d’inquiétude permanent au cours de l’existence.“ 

Un principe actif visant à la transformation

L’epimeleia est aussi un “principe actif” visant à la transformation : “actions que l’on exerce de soi sur soi, actions par lesquelles on se prend en charge, par lesquelles on se modifie, par lesquelles on se purifie et par lesquelles on se transforme et on se transfigure”. L’epimeleia heautou, c’est une attitude : à l’égard de soi, à l’égard des autres, à l’égard du monde… une certaine manière d’envisager les choses, de se tenir dans le monde, de mener des actions, d’avoir des relations avec autrui. Cette attitude implique aussi une dose certaine de courage, vertu aux multiples vertus au coeur de notre démarche, par ailleurs. En effet, aller chercher à l'intérieur de soi n'est jamais évident. Se soucier de soi  demande d'oser aller se confronter à soi-même, à des parties de soi qu'on aime peut-être moins, ou pas du tout. Rien à voir donc avec un mode de vie qui serait exclusivement tourné vers soi, comme l’égoïsme ou l’égocentrisme, bien au contraire.

Pratiquer l’écriture de soi

Plutôt que d’approfondir notre analyse théorique, je vous propose de l’expérimenter. L’une des techniques préconisées par le philosophe français est empruntée à Sénèque. Assez efficace, elle est de plus facile à mettre en place. C’est l’écriture de soi. Ecrire pour soi est un puissant exercice de pensée. Montaigne, dans ses Essais, montre que l'écriture de soi permet de se dédoubler et de prendre un certain recul sur les choses. Elle entretient un dialogue avec soi et permet de marquer un arrêt dans le flux de la vie. Comment pratiquer cela au quotidien ? Il suffit d’écrire une dizaine de lignes, une page ou idéalement trois, tous les jours, à propos de ce qui vous passe par la tête ou le corps. Permettant de canaliser et structurer ses pensées, cet exercice est, en plus, excellent pour la mémorisation et la créativité (il est préconisé par Julia Cameron).

"Écrire est la seule vérification que j'aie de moi-même.” Françoise Sagan

Prendre soin de sa tête comme on prend soin de son corps

Nous cherchons tous à vivre mieux : on tente de manger plus sainement, à faire plus de sport, à améliorer sa sécurité financière, ses revenus, son confort de vie. Une large part de la société pousse à une culture du bien être physique. On repousse au maximum les maladies, on veut vaincre la vieillesse. Si tout cela présente de nombreux aspects positifs, un corps sain a pourtant besoin d’une tête saine et on a parfois tendance à l’oublier. Si on prenait soin de son esprit comme on va chez l’ostéopathe ou l'esthéticienne ? Le souci de soi n’est pas comme on pourrait le penser au premier abord un énième conseil pour se replier sur soi ou pour entretenir une forme de narcissisme. Au contraire, il permet un ancrage solide dans le monde. Bien pratiqué, il est la condition d'accès à la connaissance de soi qui permet une ouverture au monde beaucoup plus assurée et stable. Si je me soucie de ma tête et de mon esprit, j'irai mieux . Si je vais mieux, je serai certainement en meilleure condition pour m’occuper de ceux qui me sont chers et des affaires du monde. Allez, je vous laisse. Prenez soin de vous. Je vais, pour ma part, prendre soin de moi...  

Victoria  

FOUCAULT, Michel, L’Herméneutique du sujet, Cours au Collège de France, 1981-82, éditions EHESS-Gallimard-Seuil

PORTEVIN, Pierre, Mon meilleur ami… C’est moi - Eloge et mode d’emploi de l’amitié avec soi-même, Editions Eyrolles, avril 2017 

Photo : Sarah Diniz Outeiro / Unsplash

Pourquoi il importe de se dépasser

Pourquoi il importe de se dépasser

LA PAIX ! s’écrie Dorothée Werner. Grand reporter, elle signe dans un numéro du Elle, un édito qui m’a bien parlé : “On en a ras le bol des injonctions qui veulent nous rendre encore plus performants et efficaces”. Et je comprends son énervement : Pourquoi faudrait-il que je me dépasse ? Nous baignant dans des injonctions constantes, des exhortations à faire mille choses à la fois, notre quotidien nous inonde et nous submerge. Cultivez la sérénité, révolutionnez votre vie, osez, méditez, boostez votre bonne humeur, bannissez l’anxiété et la compétition… et j’en passe.
Pourquoi ? Oui, pourquoi devrais-je me dépasser alors que j’ai l’impression d’en faire déjà tellement ?

La réponse est simple et double : primo, parce que se dépasser c’est apprendre à laisser grandir se qui s'anime en soi. Deuxio, nous ne sommes pas “obligés” de nous dépasser en tout et tout le temps, mais ça fait du bien quand même.

Et je dois bien le reconnaître, dans ma très longue vie 😉 chaque fois que je suis allé plus loin, chaque fois que je me suis poussé à aller au-delà de mes acquis, j’ai gagné en confiance.  Et je me suis senti de meilleure humeur, plus ouvert aux autres. 

Aller au-delà de nos acquis et gagner en confiance

Dans ces moments-là, où j’ai l’impression d’en faire un peu plus, je me sens fier de moi. Ça ne vous fait pas cet effet-là ?

Mais… pas de précipitation… Et surtout, PAS DE PRESSION !

Il ne s’agit pas d’une formule magique qui vous garantit la plénitude absolue et le bonheur. C’est juste une voie que je vous propose d’emprunter.

Sous des formes différentes d'ailleurs, le thème du  dépassement de soi s’est décliné à travers différents courants philosophiques. Les Stoïciens par exemple préconisent un développement de soi comme modèle ascétique, un dépassement à la fois physique et intellectuel mais toujours dans l’harmonie, l’équilibre et la proportion. Quant aux Modernes, et plus précisément au siècle des Lumières, l’Homme est considéré comme la mesure de toute chose. La Modernité est traversée par un appel avide au progrès le dépassement de soi est alors conçu comme un accès direct à la connaissance et au Bien suprême. Mais c’est peut-être la vision de Nietzsche, ce grand perturbateur, qui me parle le plus. Avec son concept de Surhomme (qui prononçait également par là la mort de Dieu), Nietzsche nous invite à nous défaire de toute forme d’aliénation, à les dépasser et par-delà devenir créateur de notre propre vie. - Victoria

On évolue en se dépassant

Depuis l’enfance, et même depuis la nuit des temps, l’Homme apprend en se dépassant, en se surpassant. Parfois pour le pire, et souvent pour le mieux.

Ne sommes-nous pas en mouvement constant, comme la vie ?. Se dépasser, c'est honorer les élans de vie qui nous habitent et nous animent. En niant ceux-ci, nous risquons la dépression et, avec elle, nous perdons l’envie d’agir, d’apprendre, de nous dépasser et d’être ouverts aux autres.

Se dépasser = s’augmenter ?

Se dépasser, dans le sens où je l’entends ici, ne veut pas dire jouer à Dieu (quel qu’il soit) ou aller au-delà des limites du bon sens et d’une certaine éthique. Il ne s’agit pas du dépassement proposé par les transhumanistes qui s’amusent à imaginer un futur proche fait de cyborgs, ou autres formes d’êtres humains “augmentés”, un monde où l’Intelligence Artificielle concurrencerait les hommes, voire prendrait l’ascendant sur eux.

Non, se dépasser c’est plutôt entrer en dialogue avec soi-même pour oser aller de l’avant dans les limites d’une certaine rationalité.

Se reposer sur ses lauriers ?

Se dépasser, c’est oser affronter des situations compliquées plutôt que les fuir. C’est se remettre en question plutôt que se reposer sur ses lauriers. C’est continuer à apprendre plutôt que capitaliser sur les connaissances acquises. C’est se fixer des petits défis quotidiens - ou même des grands. C’est se plonger dans une passion, s’impliquer avec davantage de coeur dans son travail, sa vie de famille ou un projet citoyen. C’est venir en aide à quelqu’un, s’entraîner plus sérieusement dans un sport, changer une habitude néfaste...

Se dépasser nous fait du bien parce que cela permet de mieux se connaître et de renforcer la confiance en soi. Et la science nous montre par ailleurs que, lorsqu’une situation nous met raisonnablement au défi - c'est-à-dire sans excès, nous en tirons une forme de bien-être et de la satisfaction.

Se dépasser, enfin, c'est s’ouvrir à l’altérité, c’est aller à la rencontre des autres. Pour apporter des solutions à la mesure de problèmes vastes et complexes comme ceux liés à l’environnement ou à la justice sociale, un mouvement collectif massif est nécessaire, et c’est en dépassant le périmètre de notre propre personne qu’on peut y arriver.

Le repos du guerrier

Foutez-vous la paix” est un livre du “philosophe pas si zen", Fabrice Midal. Il nous apporte un salutaire souffle d’air frais. Certes, se dépasser est important, mais s’apaiser l’est aussi. Arriver à lâcher la pression ne veut pas dire ne rien faire, cela veut dire arriver à faire les choses avec une relative sérénité intérieure.

J’ai pu le remarquer : quand je cherche à en faire beaucoup, mais surtout à “bien” faire les choses (comme j’imagine qu’elles devraient être faites), la panique m’envahit et m’empêche alors d’appréhender ce que j’ai envie de faire de façon apaisée. Si bien que, parfois, je me sens triste parce que je crois que ce que je fais n’a pas été “assez bien fait”. Dans ces cas, je cherche trop à agir “comme il faudrait que j’agisse”, selon des standards de vie idéalisée, mais qui ne sont au final pas moi, qui ne me correspondent pas .

Fabrice Midal nous propose une alternative légère et joyeuse, qui consiste à revenir à un certain sens de l’être. A force de vouloir trop faire et trop bien faire, nous dit-il, on entre dans un rapport économique avec nous-mêmes et quelque chose en nous est alors étreint. Il ne nous dit pas que la « machine » doit s’arrêter. Au contraire : “je ne veux pas être un légume, je suis stressé, je suis triste parfois, je suis hyperactif.” On peut donc mener de front plusieurs projets, et même être stressés, mais il fait bon aussi de s’octroyer des moments de relâchement pour éviter que la machine ne s'enraye. Soyez qui vous voulez et comment vous le voulez, mais please, lâchez-vous la grappe !

Une petite promenade dans la nature ?

Se dépasser est donc important parce que cela entretient une forme de dialogue et de “partenariat” avec soi-même qui nous rend plus fort et peut contribuer à notre bien-être. Mais comme tout dans l’existence, cultiver la mesure et l’équilibre est vital.

Alors dépassons-nous, mais sortons aussi nous dégourdir dans les bois, pour être en mesure de continuer à nous épanouir et de faire plein plein de choses à la fois, gourmands que nous sommes d’activités et de challenges.

Pierre

Ne cesse jamais de sculpter ta propre statue.” Plotin

 

Crédit photo: Clique Images

 

La clé du « 3 » pour que 2023 vous sourie

La clé du « 3 » pour que 2023 vous sourie

Pour que 2023 vous sourie, je vous propose de capitaliser sur la force du "3", de manière à ce que l'année vous apporte la grande forme, l'épanouissement et la paix.

Aussi, dans les paragraphes qui suivent, vous trouverez :

  • 3 questions pour illuminer vos pensées
  • 3 conseils pratiques pour que 2032 pétille
  • 3 rencontres inspirantes à revoir
  • 3 articles à lire, relire et partager
  • 3 (bonnes) nouvelles me concernant
  • 3 nouveaux RV à ne pas manquer

3 questions pour illuminer vos pensées

  • Où ai-je envie d'être dans 3 ans et que puis-je faire dans les 3 minutes qui viennent, pour contribuer à ce résultat ?
  • Quelles seraient les 3 principales choses (activités, croyances, habitudes...) à abandonner pour soutenir ce projet ?
  • Quels seraient les 3 principaux avantages de lancer cette démarche ?

3 conseils pratiques pour que 2023 pétille

Changer une habitude suffit parfois à faire évoluer toute une vie.

  • Notre vie n'est qu'une suite d'instants. La qualité de notre vie dépend donc de l'usage que nous faisons de notre temps. La majorité de nos activités quotidiennes sont habituelles et automatisées. Pour faire évoluer positivement notre vie, il suffit parfois de ne faire évoluer que quelques habitudes. Prenez la peine d'en choisir une, même minime, et de vous engager avec force à la mettre en oeuvre dès aujourd'hui.

Si nous ne pouvons changer nos activités, changeons notre état d'esprit

  • Les contraintes de la vie font que, parfois, nous ne pouvons changer un usage du temps qui ne nous convient pas ou plus. Dans ce cas, voyons comment changer notre manière de vivre ces activités. Par exemple, concentrons-nous sur ce qu'elles nous apportent ou ce qu'elles nous permettent d'apprendre. Un changement d'état d'esprit peut avoir des effets positifs extraordinaires.

Si nous n'y parvenons pas seul·e, apprenons à demander de l'aide.

  • Imaginez qu'une personne proche ait besoin d'un coup de main ou d'un conseil, ou celui d'être simplement accueillie dans sa difficulté, mais qu'elle n'ose pas vous le demander. Que lui diriez-vous ? Souvent, nous recommandons aux autres de faire ce que nous avons des difficultés à faire nous-mêmes. Demander de l'aide requiert du courage, et cela fait autant de bien à celui ou celle qui la demande qu'à celui ou celle qui est sollicité. Alors, pour mieux faire face à vous soucis, n'hésitez plus à demander de l'aide. Souvent, un·e proche saura vous apporter ce dont vous avez besoin. Parfois, il est utile de rechercher un·e professionnel·le de l'accompagnement (psy, coach, médiateur, conseiller...). Si je puis vous être utile, cliquez ici pour fixer un RV gratuit de quelques minutes afin que nous en parlions, sans engagement.

3 rencontres inspirantes à revoir

L'année dernière, j'ai pu organiser de nombreuses rencontres en ligne. Peut-être en avez-vous manqué certaines ou auriez-vous envie de les revoir ou les partager ? Je les ai publiée en accès libre.

3 articles à lire, relire et partager

Pour vous, j'ai choisi 3 articles me semblant particulièrement d'actualité en cette nouvelle année.

  • Et si vous vous occupiez de vous ? - Rappelons-nous de cette invitation que faisait déjà le grand Socrate : "Vous vous occupez de tout un tas de choses : de votre fortune, de votre réputation. Mais vous ne vous occupez pas de vous-même !" Un must-read absolu.
  • L'Ikigai n'est pas ce que vous croyez – Contrairement aux idées qui se propagent en Occident, l'Ikigai n'est pas l'intersection entre 4 cercles. Cet art de vivre japonais est bien plus que ça.
  • De l'importance de se dépasser – C'est un de mes articles les plus lus. En substance: le confort nous tue ; le dépassement nous révèle. C'est au coeur de "Osez... Ça change tout !"

3 (bonnes) nouvelles me concernant

Vous le voyez, mes activités se poursuivent et s'intensifient. Je suis ravi de recueillir progressivement le fruit de mes années de recherche et de pratique personnelle et professionnelle.

  • Avril verra la sortie d'un livre majeur sur l'intelligence collective, auquel j'ai été invité à collaborer : le Routledge Handbook of Collective Intelligence for Democracy and Governance . Conçu de manière collective, cet ouvrage en anglais rassemble les meilleures idées et pratiques sur le sujet.
  • Quelques belles organisations m'ont mandaté afin de distiller, au sein de leurs équipes ou départements, des connaissances et des pratiques individuelles ou collaboratives destinées à associer performance durable et qualité de vie au travail. Qu'elles soient ici remerciées et assurées de mon plein engagement.
  • Ces contrats me permettent de libérer du temps pour revenir à l'écriture, ce que je ferai dès ce début d'année. Avec de l'inspiration, de la persévérance (de la sueur ?) et de la chance, la Permaculture de soi pourrait être terminée avant décembre. Et je chéris cet autre projet : écrire en duo avec ma fille Molly. 

3 nouveaux RV à ne pas manquer

Cette année, vous serez invité·es à de nouvelles rencontres inspirantes. La première date est fixée, les autres suivront

Le psychiatre Christophe Fauré nous questionne : " Y aurait-il une conscience au-delà de la vie ?" Nous explorerons ensemble l’hypothèse de la continuité de la conscience après la mort, que Christophe aborde en profondeur dans son dernier livre "Cette vie et au-delà". Étayé par de multiples recherches scientifiques, cet ouvrage est indiscutablement troublant. Nul doute en tout cas qu’il pourra apporter du réconfort non seulement à ceux qui accompagnent un proche en fin de vie et aux endeuillés, mais aussi à nous tous tant cette interrogation est universelle et éclairante sur la mort, mais aussi sur la vie.

Christophe Fauré : "Le croisement d'études réalisées dans des champs de recherche différents invite à remettre en question le paradigme scientifique actuel qui dit que la conscience dérive de l'activité du cerveau." Il a accepté de répondre à mes questions, et aux vôtres. Ne manquez pas ce rendez-vous.

Inscription pour la rencontre avec Christophe Fauré, mardi 21 février à 18h30  : cliquez ici
Comme à l'accoutumée, cette inscription gratuite est indispensable pour suivre la rencontre en direct ou accéder à sa rediffusion.

Bientôt, Abdennour Bidar et Steve Beauchamp

C'est probablement fin mai que j'accueillerai le formidable philosophe Abdennour Bidar pour parler du sens (un sujet en tête de vos préférences dans le sondage que je vous ai soumis en novembre). Nous aborderons aussi l'impérieux besoin de "réparer les tissus déchirés du monde", comme Abdennour nous y invite dans "Les Tisserands".

Sauf incident, je rencontrerai aussi le coach américain Steve Beauchamp, pour parler de son livre "Always Improving: Lessons from the samurai". Nous parlerons des valeurs prônées dans le Bushido, le code d'honneur des samouraïs, du Kaizen et de l'Ikigai authentique, puisque Steve partage mon intérêt pour cette philosophie. La rencontre aura lieu en anglais, sans doute fin mars.

Et il y aura d'autres rendez-vous. Vous en serez informés prochainement.

Je me réjouis de ces moments forts, avec des penseurs, auteurs et praticiens exceptionnels, dont je ne doute pas que vous apprécierez les idées.

D’ici là, prenez soin de vous et du monde, qui en a tant besoin 😉

Que 2023 vous sourie ! Et que ces sourires rayonnent en vous et autour de vous...

En tout enthousiasme et bienveillance,

 

Pierre

 

Source image : Kazuend - Unsplash
Le coaching en ligne est-il aussi efficace qu’en présentiel ?

Le coaching en ligne est-il aussi efficace qu’en présentiel ?

Depuis la crise du COVID, de nombreuses séances de coaching ou psychothérapie ont pris place en ligne. Mais est-ce aussi efficace qu'en présentiel ?

C’est le sujet qu’explorent de nouvelles études. Elles portent de manière plus précise sur l'empathie, car celle-ci joue un rôle crucial dans le cadre d'un relation d'aide. D'où cette question : les coachs ou thérapeutes et leurs client·es peuvent-ils / elles se retrouver ensemble en ligne dans une vrais relation d’empathie ?

Des résultats positivement surprenants

Les résultats de ces études sont surprenants, à commencer par celle-ci, publiée dans Frontiers in Psychology. Des chercheurs ont découvert que les clients avaient l'impression que leur thérapeute était beaucoup plus empathique et solidaire dans un cadre distanciel qu'en présentiel. Ceci est important car, selon le type de démarche, le fait qu'un client se sente connecté en toute empathie est identifié comme un des facteurs marquants contribuant au résultat positif du traitement.

Qu'est-ce que l'empathie numérique

"L'empathie numérique" a été définie* comme "des caractéristiques empathiques traditionnelles telles que la préoccupation et l'attention portée aux autres exprimées par le biais de communications par ordinateur".

Selon les chercheurs Christopher Terry et Jeff Cain, l'empathie peut avoir des effets positifs importants sur les résultats des patients, augmenter la satisfaction des patients et réduire les litiges pour faute professionnelle. Cependant, avec les progrès technologiques modernes, l'expression appropriée de l'empathie à l'époque actuelle est menacée, en grande partie à cause des processus psychologiques qui forment la désinhibition en ligne. La numérisation des soins de santé et la diminution correspondante de l'expression de l'empathie peuvent être préoccupantes. Étant donné que l'empathie est fortement corrélée à des résultats positifs pour la santé et qu'elle constitue une partie importante des professions de la santé en général, la construction de l'empathie numérique devrait être envisagée pour l'intégration dans les programmes d'études des professions de la santé.

Caractéristiques clés de "l'empathie numérique"

D'autres modèles** ont élargi les caractéristiques de "l'empathie numérique" à :

  • la capacité d'analyser et d'évaluer l'état interne d'autrui (exactitude de l'empathie)
  • un sentiment d'identité et d'agence (empathie envers soi)
  • la reconnaissance, la compréhension et la prédiction des pensées et des émotions des autres (empathie cognitive)
  • le ressenti de ce que les autres ressentent (empathie affective)
  • le jeu de rôle (empathie imaginative)
  • la compassion envers les autres (préoccupation empathique)

et ce, à travers les médias numériques.

L'étude*** examine les séances de thérapie en ligne qui ont eu lieu via des appels vidéo Skype et WhatsApp. Environ la moitié des clients utilisaient des ordinateurs de bureau ou des ordinateurs portables, l'autre moitié utilisant un mélange de tablettes ou de smartphones. Près de 90 % des thérapeutes utilisaient un ordinateur.

La recherche a révélé que les thérapeutes avaient le sentiment qu'ils pouvaient offrir le même degré d'empathie, que ce soit en personne ou virtuellement. Étonnamment, les patients se sentaient plus empathiquement connectés et soutenus par leur thérapeute dans le cadre virtuel qu'en personne. Ces résultats s'appuient sur des recherches thérapeutiques antérieures menées avant la pandémie, qui ont révélé que l'empathie peut en effet franchir les frontières virtuelles et être efficace dans la psychothérapie virtuelle.

Dans ma longue expérience de client de nombreux psys et coachs, je ne peux que confirmer l'importance décisive qu'a eue leur empathie sur l'efficience de leur accompagnement et les progrès que j'ai pu accomplir. Je devrais même dire leur bienveillance, car, en définitive, c'est bien de cette qualité-là que nous parlons, n'est-ce pas ? ;-))

Bref, l'effet est positif et là pour durer. C'est ce que confirme Marlynn Wei dans l'article publié dans Psychology Today, dont le présent texte est inspiré**** : "Il est probable que de nombreux clients et thérapeutes continueront de choisir de rester en ligne, étant donné les résultats positifs et la capacité de l'empathie numérique à exister parallèlement à la commodité de la planification, à la réduction du temps de trajet et à la possibilité de communiquer en toute sécurité sans masque. La bonne nouvelle est que la psychothérapie virtuelle peut être proposée d'une manière que les clients jugent positive et efficace, et restera probablement une plate-forme de base pour la prestation de la psychothérapie."

A votre disposition si vous souhaitez tenter l'expérience.

 

Pierre

 

*  Source : The Emerging Issue of Digital Empathy par Christopher Terry et Jeff Cain

** Source : Emotions, Technology, and Design par Sharon Tettegah et Safiya Noble

*** Source : Exploring the Question: “Does Empathy Work in the Same Way in Online and In-Person Therapeutic Settings?”  par Raffaele Sperandeo, Valeria Cioffi, Lucia Luciana Mosca, Teresa Longobardi, Enrico Moretto, Yari Mirko Alfano, Cristiano Scandurra, Benedetta Muzii, Daniela Cantone, Carmela Guerriera, Marco Architravo et Nelson Mauro Maldonato

****  Does "Digital Empathy" Work in Virtual Psychotherapy? par Marlynn Wei 

Photo : Rodion Kutsaev / Rodion Kutsaev

3 idées, 2 RV et 1 invitation pour que que l’année nouvelle vous apporte bonheur et épanouissement !

3 idées, 2 RV et 1 invitation pour que que l’année nouvelle vous apporte bonheur et épanouissement !

En janvier, traditionnellement,, les conseils pour réussir l’année nouvelle se multiplient, ainsi que les souhaits de bonheur. C’est agréable, surtout si les vœux viennent du fond du cœur et si les recommandations sont avisées. Souvent ce n’est hélas pas le cas.

C’est pourquoi j’ai eu envie de joindre à mes meilleurs vœux (que je vous transmets du fond du cœur 😉 3 idées dont la science confirme les bienfaits, 2 rendez-vous qui pourraient vous intéresser et 1 invitation, pour que 2022 vous sourie !

1ère idée : Envie d’ être heureux·se en 2022 ? N’y pensez plus !

On veut tous connaître le bonheur, moi aussi bien sûr, mais n’y pensons plus. De nombreuses recherches montrent que, pour vivre une meilleure vie, mieux vaut arrêter de nous préoccuper de notre bonheur et nous concentrer sur quelque chose de plus grand que nous-même, si possible, impliquant d'autres personnes.

La seule importance de notre vie ne réside-t-elle pas dans l'impact qu'elle a sur d'autres vies ? Vous en doutez ? Regardons ensemble ce que nous dit la recherche.

LES ATOUTS DU SENS

Vous pensez que le bonheur mène à une vie longue, saine et sans stress en vieillissant ? Son impact est pourtant minime comparé à celui que procure le sens. Donner du sens à sa vie, poursuivre des aspirations, des buts qui nous inspirent est associé à une diminution de 22% des accidents vasculaires cérébraux. Cela nous rend 2,4 fois moins susceptibles de souffrir de démence. Le sens produit une réduction de la mortalité toutes causes confondues et un boost sur la longévité. C’est une des clés de l’Ikigai authentique (rien à voir avec les 4 cercles qui se croisent – je donnerai une conférence à ce sujet le 8 février).

Vous vous dites peut-être : « C'est bien gentil, Pierre. Mais moi, j’ai toujours envie d’être heureux·se.

CHERCHER LE BONHEUR NOUS EN ÉLOIGNE

Je comprends. Le problème est que si vous chercher à être heureux·se, vous ne le serez pas ! Au contraire, cette quête nous rend malheureux. (Oui, vous avez bien lu.) Brett Ford, de l'Université de Californie à Berkeley, a compris le problème. La principale source de notre bonheur, ce sont nos relations. Or nous vivons dans une culture individualiste. Trop d'efforts en vue d’atteindre le bonheur individuel nous éloignent des autres. Et notre système biologique sait aussi que c'est un job très stressant !

« Seul·es sont connaissent le bonheur… celles et ceux qui orientent leur esprit vers un objet autre que leur propre bonheur ; sur le bonheur des autres, sur l'amélioration de l'humanité, même sur un art ou une quête, suivi non pas comme un moyen, mais comme un idéal en soi. Visant ainsi autre chose, ils trouvent le bonheur au passage… » John Stuart Mill

FAISONS UNE PREMIÈRE PAUSE

Alors, faisons une pause. Imaginez-vous sur une chaise, en face de votre coach qui vous pose cette question : « Qu’est-ce qui ferait vraiment sens pour vous en 2022 ? Qu'est-ce qui aurait beaucoup d'importance à vos yeux et vaudrait la peine que vous vous engagiez sérieusement ? »

Prenez le temps d’explorer en vous ce que cette question éveille, ce qui s’anime en vous. Et notez le précieusement.

2ème idée : Venez en aide aux autres

Nous vivons une période où les liens se distendent. L’individualisme du XXe siècle a morcelé la société, les villes, les collectivités, les familles. Or, les humains ne survivent que grâce à l’entraide. Cette pulsion naturelle est ce qui nous a amenés à nous civiliser.  Vous connaissez peut-être cette histoire racontée par le Dr Ira Byock :

« Il y a des années, un étudiant a demandé à l’anthropologue Margaret Mead ce qu’elle pensait être le premier signe de civilisation dans une culture. L’étudiant s’attendait à ce que Mead parle d’hameçons, de casseroles en terre cuite ou de moulins en pierre. Mais ce ne fut pas le cas.

Mead a dit que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un fémur cassé puis guéri. Elle a expliqué que dans le règne animal, si on se casse une patte, on meurt. On ne peut pas fuir le danger, aller à la rivière boire ou chercher de la nourriture. On n’est plus plus que de la chair offerte aux prédateurs. Aucun animal ne survit à une patte cassée assez longtemps pour que l’os guérisse.

Un fémur cassé qui est guéri est la preuve que quelqu’un a pris le temps d’être avec celui qui est tombé, qu’il ou elle a bandé sa blessure, l’a emmené dans un endroit sûr et l’a aidé à se remettre.

Mead a dit qu’aider quelqu’un d’autre dans les difficultés est le point où la civilisation commence. »

DEUXIÈME PAUSE

Alors, faisons une nouvelle pause. Imaginez-vous à nouveau en présence de votre coach et explorez sa 2e question, en prolongement de la première : « À qui pourriez-vous apporter davantage d’aide, de présence ou de soutien en 2022 ? » Prenez le temps d’explorer les pistes qui vous apparaissent spontanément ; à qui votre appui serait-il le plus utile ? En quoi cela aurait du sens pour vous ?

À nouveau,  notez le précieusement.

3ème idée : Vivez en cohérence avec vos valeurs

De la même manière que les liens s’estompent, nos valeurs perdent de leur… valeur, au point même de ne plus en avoir ! Aujourd’hui, c’est celui ou celle qui choque le plus qui recueille la plus forte audience à la télé ou le plus d’interactions sur les réseaux sociaux. Alors que la science nous montre que les meilleurs experts sont celles et ceux animé·e·s par le doute, on préfère écouter ceux qui donnent l’impression de savoir et ont des avis tranchés sur des questions complexes. La parole des voix les plus tonitruantes est amplifiée par les algorithmes californiens, car elle capte mieux notre attention, et c'est le but poursuivi par les GAFAM. Avec tout ce "bruit", qui prend encore la peine et le temps de s’intéresser à des valeurs ou attitudes comme la nuance, la sagesse, la réflexion créative à partir de points de vue opposés ?

L'IMPORTANCE DE CLARIFIER NOS VALEURS

Pourtant, vivre en fonction de telles valeurs contribue à notre équilibre et notre bien-être individuel et collectif. De plus, en clarifiant les valeurs qui nous animent et en cherchant à vivre en cohérence avec elles, nous sentons en nous un alignement. Cela alimente notre estime de soi. Elle grandit et avec elle la confiance, le courage de s’affirmer, d’exprimer notre essence profonde. Nous existons, au sens où l’entendent les philosophes existentialistes, et cela participe à la qualité de notre vie et de notre engagement au service de la Vie en général.

Dès lors que l’on souhaite mener une bonne vie, une vie dans laquelle on se réalise, qui nous épanouit et nous réjouit, il importe de clarifier nos valeurs et de vérifier régulièrement l’alignement de nos attitudes et comportements en fonction de celles-ci. Il peut même être utile de ressentir une pointe de honte lorsque nous nous écartons de la voie que nous avons choisie nous-même, car ce sentiment nous aide à rectifier notre trajectoire si besoin, et à renforcer notre intégrité sans tomber dans l’intégrisme ou l’excès de gestes dramatiques comme celui des samouraïs qui, face à la honte, n’avaient qu’une seule issue : le seppuku ou harakiri.

(Je ferai, le 8 mars, une conférence sur les pièges mais aussi bienfaits de la honte).

TROISIÈME PAUSE

Aux côtés de votre coach, vous explorez ses nouvelles questions : « Quels sont les 3 ou 4 principes de vie qui vous tiennent le plus à cœur ? Par exemple, ceux que vous admirez chez les autres, ceux que vous aimeriez que l’on vous reconnaisse ou qui vous émeuvent… Quand vous les aurez, estimez dans quelle mesure votre vie est cohérente avec vos valeurs ? Dans quels domaines (famille, amours, travail, sport, relations…) ces valeurs sont-elles les plus présentes ? Et dans lesquels des progrès sont-ils souhaitables ? »

À nouveau,  notez précieusement vos réponses, puis voyez comment améliorer votre alignement.

Vous pouvez maintenant, sur base des réponses à ses différentes questions, commencer à piloter 2022 avec plus de maîtrise et de détermination. Vos souhaits sont en meilleure voie de réalisation... Et, pour aller plus loin, laissez-vous inspirer par ces prochains RdV.

2 rendez-vous

Voici les dates de nos 2 prochains rendez-vous. Bloquez-les déjà dans votre agenda. Les invitations vous parviendront dans les semaines à venir.

Mardi 25 janvier à 18h30 : La permaentreprise, nouveau modèle pour les organisations

Rencontre avec Sylvain Breuzard (PDG de norsys et président de Greenpeace France)

Inscription ici

Mardi 8 février à 18h30 : Inspirez-vous de ces 3 principes de vie japonais et l'année nouvelle vous sourira

J'animerai moi-même cette conférence-atelier

1 invitation, pour vous

Nous avons vu que l’entraide était la clé de notre survie et ce qui nous a aidé à faire civilisation. Hélas, pour beaucoup d’entre nous, demander de l’aide, c’est se montrer faible, vulnérable, parfois même incapable et sans valeur. C’est évidemment une vue biaisée par la fragilité de notre égo, car lorsqu’une personne nous demande de l’aide, nous ne la jugeons pas de la sorte.

Alors, pour que 2022 vous sourie, osez demander plus souvent de l’aide. Cela vous permettra de progresser et d’être, à votre tour, en meilleure condition d’offrir votre aide aux autres. De plus, cela fera surement plaisir aux personnes dont vous solliciterez le soutien.

SOLICITEZ DE L'AIDE !

Et si vous souhaitez un coup de main pour que votre vie évolue selon vos souhaits, pourquoi ne pas demander de l’aide à un ou une coach ? La base de notre métier, c’est la relation d’aide. Même si je suis devenu un coach expérimenté, je fais encore et toujours appel à des collègues ou des psy pour ma propre vie. Malgré des dizaines d’années de parcours et de formation, il y a des moments où un regard extérieur reste précieux.

Ne laissez pas un sentiment de gène, voire de honte, miner vos envies de progression et vos possibilités de bénéficier d'une aide. Bien sûr, notre égo nous glisse à l’oreille qu’on pourrait s’en sortir par soi-même, qu’on n’a pas besoin de ça… Il nous ment ! Se faire aider, c’est se donner la chance de sortir plus vite de ses prisons, et d’aller plus loin. Cela nous bénéficie autant qu’à notre entourage.

Et si nous prenions un quart d’heure pour en discuter. C’est gratuit et ça ne vous engage à rien.

Prenez votre place, réservez un moment, mon agenda est disponible ici.

A bientôt…

Belle année à vous et à celles et ceux que vous aimez 😉

 

Pierre

Comment je passais à côté du plus important (et pourquoi ça risque de vous arriver aussi) ?

Comment je passais à côté du plus important (et pourquoi ça risque de vous arriver aussi) ?

Longtemps, j’ai pensé savoir ce qui était important à mes yeux. Cette croyance est devenue plus forte lorsque j’ai compris l'avantage de le clarifier par écrit. Alors, je faisais des plans, mais leur mise en oeuvre échouait systématiquement. Une discipline me manquait : celle qui consiste à bloquer dans mon agenda des moments incompressibles à pour me consacrer pleinement à ce qui comptait le plus pour moi. En apprenant à le faire avec rigueur, l’important est ainsi devenu « l’importemps », et ça a tout changé. Hélas, c’est moins facile à faire qu’il n’y paraît.

Vous connaissez sans doute cette méthode qui permet de classer nos priorités selon leurs degrés d’urgence et d’importance.

Et vous aurez aussi constaté ce biais humain consistant à privilégier spontanément l’urgent à l’important. Je le vois chez les personnes qui entament un parcours de coaching avec moi. La majeure partie du temps qu’elles passent est partagé entre l’urgent-important (quadrant III) et l’urgent non important (II).

Malheureusement aussi, les moments parfois prévus pour l’important non urgent (le quadrant IV où se trouve le plus souvent ce qui compte le plus pour ces personnes) sont cannibalisés par des tâches futiles ou inutiles. C’est ce quadrant-là qui, en général, subit le plus les effets de la procrastination, cette mauvaise habitude trop répandue qui consiste à remettre au lendemain ce que l’on envisageait de faire, pour faire ce qui n'est au final ni important ni urgent (quadrant I).

Et je vous rassure tout de suite : organiser l’importemps et vaincre la procrastination sont des compétences qui s’apprennent. Elles jouent un rôle décisif pour notre épanouissement.

Cela vous intéresse ? Parlons-en sans tarder, c’est sans doute importemps !

 

 

Photo : Jeremy Bishop / Unsplash